Nous vous proposons quelques pensées autour de la pédagogie de l’enfant, en contexte francophone ontarien,
dans le but d’alimenter et de pousser plus loin la réflexion, tout en visant l’excellence.
Ces textes sont des réflexions d’éducateurs et éducatrices affiliés au Centre d’excellence francophone.
Oui, encore une fois,
je retourne dans mon livre à moi, mais cette fois-ci, je vais aller
piger dans mon livre de souvenirs. Lorsque, je m’arrête et que je me rappelle
tous ces jeux qu’on peut appeler risqués,
dangereux et aventureux, auxquels j’ai participé et que j’ai initiés, je n’en
garde que de beaux souvenirs. On dit de nos jours que l’environnement est
le 3e éducateur dans la vie des enfants, mais dans mon livre à moi, il a
toujours joué ce rôle.
Pendant une discussion, il devient parfois difficile de
réfléchir et de connaitre la raison pour laquelle nous réfléchissons. Le
processus devient intense et c’est à cet instant que le silence s’empare de la
majeure partie de notre cerveau.
Étalés devant moi, je voyais mon apprentissage, mon vécu et ma croissance en lien avec ma fierté francophone. J’étais bouche bée. Je me suis mise à poser des questions. « Quel était l’élément déclencheur face à ma construction identitaire? », « À quels moments et comment ai-je connu une croissance, sans pour autant y réfléchir? » « Si je ne réfléchis pas à ma croissance, existe-t-elle ou est-ce que je demeure dans un mode d’inconscience? », « Comment puis-je développer de la documentation andragogique dans d’autres domaines de ma croissance? », « Est-ce-que je pourrais appliquer ce concept dans ma vie personnelle? ». Les questions se passaient tellement vite que je n’avais pas le temps d’y répondre.
La mise en place d’un environnement qui invite les familles, qui leur propose de partager leurs points de vue et leur propose des occasions de participer de manière significative et continue (et qui les met tout à fait à l’aise) renforce leur sentiment d’appartenance.
Comment apprend-on ? Page 18
Est-ce que mon environnement est invitant et accueillant pour les pères ?
Lise Lamoureux, TES - Facilitatrice pédagogique, CEF
Comme dirait Stan
dans l’émission “Les Boys”, dans mon livre à moi, des relations
sensibles et attentives commencent par soi-même, pour ensuite se propager entre
la direction et les employés, qui se reflètent sur les employés et les familles
et les enfants qui ont du flair peuvent reconnaître si cette relation est sincère
ou non.
Je crois fortement que si l’on dit que nous offrons un service de qualité, cela signifie que les relations dans notre milieu sont visibles et sincères avec toutes les personnes que nous côtoyons.
Avez-vous remarqué la barrière invisible à la porte de votre salle ? Combien de parents y entrent ? Je devine, très peu. Pourquoi ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Nous créons parfois nous-mêmes cette barrière où le parent sent l’inconfort de la professionnelle et reste à la porte pour appeler son enfant. Ou encore pire, la professionnelle annonce l’arrivée du parent comme si c’était une urgence de partir ! “Chloé maman est arrivée ! Dépêche-toi, elle t’attend !” Évidemment ce parent, n’aura pas l’impression qu’il est le bienvenu dans la salle, il n’aura certainement pas le goût de s’engager. Comment peut-on changer ceci ? De quelle manière pourrait-on inviter les parents à tous les jours ? Comment appuyer l’engagement familial ?
“Chloé maman est arrivée ! Dépêche-toi, elle t’attend !”
D’où viennent les styles d’attachement? La théorie de l’attachement de John Bowlby a été conçue en observant des poupons à travers une variété d’interactions. Mary Ainsworth a contribué à la théorie en animant certaines interactions parent-enfant. Cette technique se nomme « la situation étrange ».
Mary Main a également remarqué que les adultes pouvaient, eux aussi, être placés dans des catégories d’attachement, qui, en effet, influencent la façon dont ils interagissent avec les autres. John Bowlby indique aussi que les styles d’attachement font partie intégrante du comportement humain toute la vie durant. L’attachement joue un rôle de grande importance et influence le développement dès la petite enfance.
Donnons-nous de l’importance au style d’attachement des individus qui font partie de notre équipe?
Tout comme les humains, les animaux sont des êtres capables d’empathie et cette empathie est indispensable notre à survie. Dans nos milieux de la petite enfance, nous vivons en commun. Les professionnels, les enfants, les parents, tous ensemble, nous formons une communauté. Ceci me pousse à me questionner sur l’importance et la place que l’on donne à l’empathie. Quelles actions cultivent cette empathie?
Les arbres nous offrent une réflexion curieuse. Ils suivent le processus de vie sans hésitation et avec grande résilience. Les arbres se penchent vers ce dont ils ont besoin pour survivre et grandir. Ils suivent les saisons; tous les automnes, ils laissent tomber leurs feuilles afin de faire place aux nouvelles feuilles qui viendront au printemps. Les arbres continuent de grandir malgré les obstacles, ils se penchent vers leurs succès.
Œuvre de Mélanie Lelièvre
Pourquoi un être vivant s’éloigne-t-il parfois des occasions de croissance, tandis qu’un arbre, sans conscience, se rapproche de toute occasion de croissance?
Perspective en lien avec la question « Comment apprend-on, en tant qu’adulte? »
Chantale Parent - Facilitatrice pédagogique, CEF
Documentation andragogique - Forum du CEF
En regardant la documentation sur le leadership en petite enfance que j’ai colligée depuis septembre 2018, je suis toujours en réflexion face à mon rôle de facilitatrice. Je me questionne sur les pratiques gagnantes qui nous permettront d’accompagner les équipes pédagogiques et andragogiques.
Quels aspects doit-on prioriser afin d’avoir un impact sur l’apprentissage des individus?
Comment assurer une cohérence avec les objectifs du CEF?
Quels sont les facteurs qui ont permis d’avoir à ce jour, du succès avec les équipes accompagnées dans le passé?
Pourquoi les professionnels de la petite enfance doivent s’investir dans ce programme d’accompagnement?